Lorsque je ferme les lumières je revois inlassablement cet instant où des mains savantes cheminent voluptueusement le long de ma colonne en me tirant des soupirs irrépressibles. Les premières heures de même que après minuit, ça est possible il suffit que le courant passe. Si je devais me résumer, on peut dire que je suis sans filtre quand je veux quelque chose. Ce que je préfère c'est l'attirance spontanée. Imaginons que je doive peindre la scène parfaite en un tableau, je choisirais le crépuscule intérieur. Ce seuil entre le visible et le caché où les yeux acquièrent une puissance insoupçonnée, où les paroles glissent vers des secrets, et où n'importe quel effleurement devient éloquent bouleversant